TotalEnergies, EDF et Engie ont appelé les Français et les Françaises à réduire leur consommation d’énergie, afin de préserver les capacités de notre pays en la matière, mises à mal par un manque de production d’énergie. 

Alors n’y voyez aucune mauvaise foi de notre part, nous, on veut bien ouvrir les fenêtres le matin plutôt que mettre la climatisation l’après-midi et débrancher le micro-ondes, mais quand même, difficile de ne pas faire un peu la moue lorsqu’on voit les enseignes des magasins être éclairées la nuit ou les portes grandes ouvertes avec la climatisation qui tourne à balle, sans parler de ces panneaux publicitaires lumineux qui scintillent dans nos rues.

Limiter l’éclairage de nuit

Depuis 2013, l’éclairage intérieur des bureaux et des vitrines commerciales est interdit la nuit, entre une et six heures du matin. Les économies d’énergie réalisée représentent la consommation de 750.000 foyers. A partir de 2018, c’est au tour des enseignes et des panneaux de publicité d’éteindre leur lumière entre 1 et 6 heures du matin en cas de non-activité nocturne (si elles sont ouvertes une partie de la nuit, elles peuvent garder les lumières allumées jusqu’à une heure après la fermeture et une heure avant l’ouverture).

Une mesure qui permettrait l’économie de 1.000 gigawatts par heure, soit la consommation de 370.000 ménages, ainsi que 200 millions d’euros d’économies, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. « Ce sont des mesures qui ont montré toute leur efficacité et qu’on pourrait désormais pousser plus loin, en tout cas dans les périodes de tension. 

La climatisation

Autre gros sujet de tension énergétique : la climatisation. Trois griefs sont formulés à l’encontre de beaucoup trop d’enseignes. Primo, la climatisation avec les portes grandes ouvertes, « une aberration écologique et énergétique », reconnaît Pierre Dennery, « la climatisation doit se faire dans un lieu clos ». Deuxièmement, la climatisation beaucoup trop forte. L’Ademe rappelle qu’une bonne climatisation, c’est quatre ou cinq degrés maximum en dessous de la température extérieure. En clair, à 30 degrés dehors, on met le climatiseur à 26, pas à 22. « Une baisse de 1 ℃ dans un local engendre une surconsommation du système de climatisation de 12 à 18 % », indique l’agence.

Last but not least, tout comme le chauffage l’hiver, il n’est pas nécessaire de garder la climatisation toute la journée. « Des mesures faciles à prendre consistent à préchauffer les locaux l’hiver, ou à les prérefroidir l’été avant huit heures, afin d’économiser ensuite en journée », note le Réseau de transport d’électricité français (RTE). L’Ademe le rappelle, la climatisation représente 13 % de la facture énergétique d’un magasin.

Et oui, la taille, ça compte

Dernier combat à mener, les panneaux publicitaires illuminés. Selon un rapport du RTE, il y en avait 9.000 en 2019, avec une progression de 20 % par an. Ils devraient représenter 50 % des publicités en ville en 2050. 

Toutes ces dépenses d’énergie ont un point commun : plus l’enseigne (ou le panneau) est gros, plus ça consomme. Voilà pourquoi la RTE notamment penche dans ses propositions pour l’hiver 2022 sur une réduction de la taille des enseignes et des bureaux, parfois moins remplis avec le télétravail.

Abonnez-vous à notre newsletter

Leave a Reply

Your email address will not be published.