S’il y a un secteur d’activité dans lequel la demande ne cesse de croître, c’est bien celui de l’aménagement intérieur. Depuis longtemps fanas de décoration et de rénovation, les Français n’hésitent pas à mettre le prix pour se façonner un nid douillet. Et ce ne sont certainement pas les confinements successifs et la généralisation du télétravail au cours des deux années écoulées qui ont pu entamer leur enthousiasme.

Assez constants dans leur volonté de changement, les foyers placent encore et toujours les cinq mêmes types d’aménagements réalisés ou prévus en tête de liste de leurs priorités. Il s’agit des travaux de décoration des pièces de vie (37 %), des achats de nouveaux meubles (35 %), d’équipements électroménagers, actuellement très plébiscités (35 %), d’objets de décoration (30 %) et la réfection de leur cuisine ou de leur salle de bains (26 %).

Ainsi, d’après cette enquête menée en février 2022 par CSA pour Cofidis, 54 % des personnes interrogées ont réalisé des aménagements intérieurs en 2021, contre 48 % l’année précédente.

L’engouement pour l’aménagement intérieur s’observe surtout par rapport au budget alloué à ces travaux. D’après ce sondage, les Français ont consacré une enveloppe moyenne de 5.697 euros à ces rénovations en 2021, soit plus de 1.000 euros de plus qu’en 2020. Dans le détail, la part des ménages qui dépense peu est en baisse de 19 points pour atteindre 15 %, tandis que le nombre de personnes ayant prévu un budget travaux plus important augmente. Ainsi, 29 % des ménages ont déboursé entre 500 et 1.500 euros pour aménager leur intérieur en 2021, contre 20 % entre 1.501 et 3.000 euros, 11 % entre 3.001 et 5.000 euros, et 18 % ont payé plus de 10.000 euros. Quant à ceux qui n’ont pas encore passé le cap, ils envisagent une cagnotte de 4.959 euros en moyenne en 2022 pour remettre leur logement à leur goût cette année.

Côté financement, l’épargne reste privilégiée (33 %), tout comme le budget de la vie courante et l’argent mis de côté spécialement pour ce projet (36 % chacun), tandis que le crédit à la consommation n’est utilisé qu’en dernier recours (6 %). Ce dernier grimpe en revanche à 17 % chez les 18-24 ans, qui n’ont souvent pas d’autre choix pour s’équiper.

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