Le montant de la taxe foncière va exploser cette année pour les propriétaires. A quelle hausse les propriétaires doivent ils s’attendre en 2022? Cette question à de quoi inquiéter les 32 millions de foyers fiscaux français soumis au règlement de la taxe foncière cette année. Et pour cause, la revalorisation des valeurs locatives cadastrales qui servent de base au calcul de la taxe foncière couplée à la hausse de l’inflation font planer de sérieux doutes sur son montant. Le mode de calcul de la taxe foncière a changé et est désormais indexé sur l’inflation. Manque de chance, la France est confrontée à une inflation galopante depuis plusieurs mois (+4,5% en mars sur douze mois glissants). L’addition risque donc d’être salée pour les propriétaires cette année.

La taxe foncière, c’est quoi ?

La taxe foncière est un impôt local qui concerne les propriétaires immobiliers. Son montant dépend de votre situation au 1er janvier de l’année d’imposition, ce qui signifie que vous êtes toujours redevable de la taxe foncière portant sur un bien immobilier, même si vous l’avez vendu en cours d’année. Le calcul est effectué à partir de la valeur locative cadastrale et du taux voté par la collectivité.

Il existe également la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Elle est due par le propriétaire ou usufruitier d’un terrain au 1er janvier de l’année d’imposition. Elle est encaissée par la collectivité territoriale (commune ou EPCI à fiscalité propre), sur le territoire de laquelle le terrain est situé. 

La taxe foncière a bondi de 27,9% entre 2010 et 2020, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). La faute à une revalorisation des valeurs locatives cadastrales, qui servent de fondement au calcul de la taxe foncière. Celles-ci sont en effet basées sur les conditions du marché locatif des années 1970 ! L’administration fiscale procède donc à leur actualisation. Une réforme a été engagée, dont les premiers effets devraient particulièrement se faire sentir à compter de 2026. Autre élément à avoir à l’esprit : le taux voté par la commune. Les collectivités locales ne vont plus pouvoir compter sur les recettes dégagées par la taxe d’habitation, celle-ci étant supprimée pour les résidences principales. En toute logique, le taux de la taxe foncière devrait donc être amené à croître, un élément supplémentaire qui va peser dans les années à venir. 

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